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Delphine Larose

En résidence : Louis-Élyan Martin

En collaboration avec Danse Danse, Arsenal art contemporain Montréal vous invite à découvrir le chorégraphe Louis-Elyan Martin. Du 2 au 13 juillet, Louis-Elyan Martin investira nos espaces dans le cadre d’une résidence de création. Après deux semaines d’expérimentations chorégraphiques en plein coeur de notre accrochage d’été, cette résidence se terminera avec la performance in situ de Canto Ostinato, le 13 juillet 2019.

HORAIRE DE LA RÉSIDENCE
(ouverte au public du 3 au 13 juillet)
3 – 4 – 10 juillet : 10h à 13h
5 – 6 – 11 – 12 juillet : 13h à 17h
13 juillet : 10h30 à 17h

Crédits : Louis-Elyan Martin (chorégraphe et interprète), Laurie-Anne Langis (collaboratrice à la chorégraphie et interprète), Isabelle Poirier (oeil extérieur), Simeon Holt Ten (musique)

À PROPOS DE LOUIS-ÉLYAN MARTIN
Originaire de Manosque, France, Louis-Elyan Martin est un chorégraphe – interprète en danse contemporaine basé à Montréal, Canada. Diplômé d’une maîtrise en Histoire et littérature, et de l’École de danse contemporaine de Montréal, il poursuit sa carrière professionnelle d’interprète incluant de nombreuses tournées internationales avec des compagnies de renoms telles que O Vertigo, Holy Body Tattoo, Alan Lake factori(e), Le Carré des Lombes, Montréal Danse etc. Depuis quelques années il développe son sens de la chorégraphie en puisant dans son parcours et son expérience de danseur mais aussi à travers les disciplines et noms qui l’inspirent tel que le Gaga, le Tanztheater et Dimitris Papaioannou. Le Conseil des arts du Québec et du Canada ont soutenu son travail qui a été présenté dans de nombreux festivals au niveau international au Canada, à Chypre, en France et plus récemment en République Dominicaine. Il a aussi reçu le soutien de nombreuses institutions pour ses résidences créatives telles que l’espace Marie Chouinard, l’École de danse contemporaine, Circuit-est et le réseau des maisons de la culture de Montréal.

En résidence : Mat Chivers

En résidence : Mat Chivers

Ce printemps, Arsenal art contemporain Montréal a accueilli l’artiste britannique Mat Chivers dans le cadre d’une résidence. Suite à son exposition Migrations au Musée d’art de Joliette en 2018, Mat Chivers a continué son travail à travers la création d’une série de dessins.

Empreinte du temps : Patrick Coutu au Magasin Général

EMPREINTE DU TEMPS : PATRICK COUTU AU MAGASIN GÉNÉRAL


de Anna Kovler

À l’embouchure du fleuve Saint-Laurent, près de la petite communauté de Sainte-Madeleine-de-la-Rivière-Madeleine en Gaspésie, Patrick Coutu travaille sur une série d’empreintes moulées à même les montagnes. La tâche est loin d’être facile, tandis qu’il doit garder l’équilibre sur les falaises abruptes entourant une cascade pour faire adhérer le matériau de moulage – pulpe de papier – à la roche.

Son choix de matériau évoque le passé industriel de la région, autrefois actrice d’un réseau florissant, qui comprenaient d’innombrables usines de pâtes et papiers, d’usines textiles et de fonderies métallurgiques – dont des fonderies d’aluminium – implantées le long du Saint-Laurent. Si la Great Eastern Paper Company a disparu depuis longtemps, les montagnes appalachiennes existent encore, installations pérennes évoluant au rythme lent de la nature et contraire aux cycles constants de l’industrie.

Coutu moule ces parois rocheuses où les failles, lignes naturelles qui semblent couler comme autant de veines à travers les formations de l’imposant relief montagneux, témoignent à la fois des décalages soudains et de l’érosion perpétuelle qui modifient la surface de la terre. Tels une cicatrice qui marque incontestablement une période de changement, les points de fracture révèlent la structure intérieure de la roche. La série de moulages connecte alors les montagnes aux arbres qui les entourent, et rapproche ainsi les changements géologiques des changements industriels.

En effet, les changements dans les formations terrestres reflètent les changements au sein des villes et des industries, mais selon une toute autre échelle temporelle. Entre 1866, date d’implantation de la première usine de pâte de bois du Québec, et l’année 2000 qui marque le déclin de l’industrie du papier, seules 134 années se sont écoulées. Or, les Appalaches se sont formées il y a près de 480 millions d’années.

Le bâtiment dans lequel la série de moulages de Coutu sont exposées appelle à un autre changement paysager. Son projet prend naissance au Magasin Général, studio de création proposant un programme international de résidence et un espace d’exposition situé au coeur d’un immeuble du XIXe siècle, dont il tire précisément son nom.

Avec la disparition de l’usine à papier et la fin de l’époque d’essor industriel, de nouveaux types d’économies ont vu le jour. Ainsi, le commerce obsolète qu’était devenu le magasin général s’est vu transformé en lieu de résidence internationale. Préserver le nom d’origine du bâtiment, revient un peu à chercher des lignes des failles dans la montagne ; nous sommes portés à connaître l’histoire d’une ville et d’un territoire, à arborer fièrement nos cicatrices.

La nouvelle série de Patrick Coutu et l’exposition Natura Loci ont été réalisés dans le cadre de la résidence au Magasin Général, studio international en création multidisciplinaire, à Sainte-Madeleine-de-la-Rivière-Madeleine, Québec. L’exposition est ouverte aux visiteurs jusqu’au 12 août 2018.

Les prochaines expositions de Coutu prendront place à la galerie Choi & Lager à Cologne (Allemagne) en décembre 2019 et au Musée d’art de Joliette à l’automne 2019.

Patrick Coutu, Flux III, Fosse, 2018. Émail et acrylique sur papier.

Patrick Coutu, Flux I, Grand Sault, 2018. Émail et acrylique sur papier.

Patrick Coutu adhère de la pulpe de papier sur la montagne – Sainte-Madeleine-de-la-Rivière-Madeleine en Gaspésie, 2018.

Patrick Coutu adhère de la pulpe de papier sur la montagne – Sainte-Madeleine-de-la-Rivière-Madeleine en Gaspésie, 2018.

Magasin Général – Studio international en création multidisciplinaire à Sainte-Madeleine-de-la-Rivière-Madeleine, Québec.

Image d’archive d’une salle de machines du Canada Paper Pulp Company en 1894.