Category

Nouvelles

Nouvelle exposition dans nos espaces : Gilles Carle – Partage et Héritage

Nouvelle exposition dans nos espaces : Gilles Carle – Partage et Héritage

C’est avec plaisir qu’Arsenal art contemporain Montréal accueillera du 31 mars au 13 avril Partage et Héritage, une exposition réunissant l’intégralité du corpus plastique de Gilles Carle. À travers cet accrochage, Chloé Sainte-Marie, muse et compagne du cinéaste, souhaite offrir au public une opportunité unique de plonger dans l’univers de Carle. Véritables témoins de sa vie, les 400 œuvres qui seront réunies dans l’exposition permettront de rendre un nouvel hommage à l’artiste.

Alors que Gilles Carle est principalement connu pour sa contribution majeure au cinéma québécois – avec plus de 35 courts et longs métrages dont Les Plouffes et La vie heureuse de Léopold Z –, l’exposition Partage et Héritage se penchera sur un autre pan de sa production. Réunissant l’ensemble des œuvres picturales conçues par l’artiste entre 1972 et 2006, l’exposition mettra en lumière cette puissante nécessité de créer qui a habité l’artiste jusqu’à ses derniers jours.

Gilles Carle, Sans titre, feutre lavis 17'' x 14''. Partage et Héritage, Arsenal art contemporain Montréal, 2018. ©Chloé Sainte-Marie

Gilles Carle, Sans titre, feutre lavis 17 » x 14 ». Partage et Héritage, Arsenal art contemporain Montréal, 2018. ©Chloé Sainte-Marie

Une pratique pluridisciplinaire

Aussi bien inspirés de la caricature, de la bande dessinée, des dessins érotiques et satiriques que de mouvements emblématiques de l’histoire de l’art, les dessins et les acryliques de Gilles Carle s’articulent et se complètent entre eux, tel un réel journal visuel du regard de l’artiste. Si parfois les images dépeintes par Carle sont humoristiques ou naïves, elles demeurent toujours sensibles et empreintes d’intuitions.

L’exposition vise à partager l’héritage laissé par cet homme dans la société québécoise, et ce, autant du point de vue artistique que symbolique. Faisant écho à la pluridisciplinarité de l’artiste, nos espaces se feront également le théâtre de différentes projections, afin de refléter la trace indélébile que nous a laissée le cinéaste.

L’ouverture officielle de l’exposition aura lieu le 31 mars prochain.
Rejoignez-nous entre 13 h et 17 h afin de découvrir les oeuvres en présence de Chloé Sainte-Marie.

Collaboration avec la 10e édition du Festival Art Souterrain

Collaboration avec la 10e édition du Festival Art Souterrain

Arsenal art contemporain Montréal est fier d’annoncer une collaboration surprise avec le Festival Art Souterrain. Dans le cadre de la 10e édition du festival, nous accueillerons l’exposition Labor Improbus du 3 mars au 7 avril 2018, en plus de présenter un Mardi Culturel TD collaboratif.

Pensée à partir de l’expression latine « Labor omnia vincit improbus », qui signifie « Un travail acharné vient à bout de tout », l’édition de cette année rassemble les pratiques d’artistes canadiens et internationaux, s’articulant autour de réflexions touchant le thème du travail. Les espaces d’expositions abriteront ainsi les oeuvres de Naomi Dodds, Nelson Henricks et Stanley Février.

Nelson Henricks explore la notion de travail et de divertissement, mais également le rapport que nous entretenons au temps avec son oeuvre Happy Hours ; Naomi Dodds entre en dialogue avec l’architecture de l’Arsenal et la question de l’industrialisation et du progrès avec son oeuvre Bridge ; Stanley Février présente quant à lui Strange Fruit, une pièce spécialement créée pour le festival, et au travers de laquelle les visiteurs sont invités à déambuler. 

Dans le cadre du Mardi Culturel TD du 13 mars prochain, l’artiste Stanley Février invitera les visiteurs à activer son installation performative. Véritable allégorie des pressions sociales exercées par le système, l’oeuvre engendre un espace participatif, dans lequel le visiteur est invité à cueillir et à transformer du coton.

Explorant les liens étroits qui existent entre le travail et l’esclavage, Février tente de créer des rencontres, des réflexions et des confrontations autour de son installation, en conviant le public à intervenir en tant qu’acteur de la construction de sa propre histoire.

L’exposition organisée par le Festival Art Souterrain est présentée jusqu’au 7 avril au coeur de nos espaces. Consultez nos heures d’ouverture.

Nouvelles oeuvres dans la collection : Lea Cetera

Lea-Cetera-untitled,-tan-railing-2017-southard-reid

Nouvelles oeuvres dans la collection : Lea Cetera

Récemment acquises dans la collection permanente de Arsenal art contemporain Montréal, trois oeuvres de l’artiste américaine Lea Cetera sont désormais présentées à l’entrée de nos espaces.  Les oeuvres Brown Table (2015), The Handsome Serial Killer (2015) et Untitled, Tan Railing (2017) sont exposées de manière à créer une certaine incertitude dans l’esprit des visiteurs.  Elles se composent comme des sculptures minimales unissant grilles métalliques, écran vidéo et verres à café en porcelaine.

cetera-untitled,-tan-railing--2017-southard-reid.

Lea Cetera, Untitled,Tan Railing, 2017. © Southard Reid.

À travers ses installations temporelles, l’artiste investigue la relation entre l’objet et le corps, le privé et le public ainsi que le réel et le virtuel. Sa pratique s’inspire de médiums populaires tels que le théâtre, le cinéma et les marionnettes, qui mettent en évidence le potentiel narratif des objets. En mêlant des éléments vidéo et parfois des actions performatives à sa production sculpturale, l’artiste remet en question le caractère construit de l’identité ainsi que l’aliénation du corps face à l’omniprésence de la technologie.

 

Lea-Cetera-untitled,-tan-railing-2017-southard-reid

Lea Cetera, Untitled,Tan Railing, 2017. © Southard Reid.

Son oeuvre recèle aussi un commentaire politique et féministe assez clair. Lorsqu’on s’approche suffisamment de l’installation Untitled, Tan Railing par exemple, on peut y lire la phrase suivante sur une feuille de métal présentée telle une plaque commémorative :

« I have this one art idea, where I only concern myself with female artists and writers, learn and read about their work, so much to the point where when someone references a male artist, I am confused and apologize for not knowing who they are talking about. »

Cette phrase assez satirique permet d’ouvrir la réflexion sur le positionnement des femmes dans le champ de l’art et dans la société en général. L’artiste remet en question ainsi une culture ayant légitimé l’effacement des femmes et leurs subjectivités d’une grande partie de l’histoire humaine. 

___
Lea Cetera vit et travaille à New York.  Elle possède une maîtrise en arts visuels de l’Université de Colombia ainsi qu’un baccalauréat de la Cooper Union School of Art. L’artiste est représentée par la galerie Southard Reid à Londres et son travail a été présenté aux États-Unis et internationalement dans des institutions telles que Art in General, The Jewish Museum et Disjecta Contemporary Art Center.

Les oeuvres de Lea Cetera sont présentement exposées. Consultez les heures d’ouverture.

En conversation avec La Tresse

Mardi Culturel TD x Danse Danse - La Tresse - L'Encre Noire.

En conversation avec La Tresse

Dans le cadre d’une collaboration avec Danse Danse, le collectif de danse contemporaine LA TRESSE profite de trois semaines de résidence de création au coeur de Arsenal art contemporain Montréal. C’est entre les oeuvres de l’exposition Anthologie qu’elles esquissent les premiers pas de leur nouvelle pièce, L’Encre Noire.

Geneviève Boulet, Erin O’Loughlin et Laura Toma nous parlent de leurs inspirations et de leur expérience parmi nous, à travers ce court vidéo.

Assistez au Mardi Culturel TD x Danse Danse — LA TRESSE, le 23 janvier prochain.

Soirée d’ouverture des Mardis Culturels TD — Unzip Violence

Unzip Violence Karl Lemieux Roger Tellier-Craig Alexandre St-Onge © Romain Guilbault

Soirée d’ouverture des Mardis Culturels TD — Unzip Violence

Marquant le début d’une nouvelle saison hivernale, le 9 janvier dernier avait lieu la soirée d’ouverture des Mardis Culturels TD 2018. Pour l’occasion, plus d’une centaine de personnes se sont déplacées à Arsenal art contemporain Montréal pour assister à la performance Unzip Violence, réalisée par Karl Lemieux, Alexandre St-Onge et Roger Tellier-Craig.

Mardi Culturel TD - Unzip Violence - Karl Lemieux Roger Tellier-Craig Alexandre St-Onge. © Romain Guilbault

Mardi Culturel TD – Unzip Violence – Karl Lemieux Roger Tellier-Craig Alexandre St-Onge. © Romain Guilbault.

En unissant des projections noires et blanches de cinq projecteurs 16 mm à une improvisation sonore, les artistes ont transformé l’espace de la galerie en un réel environnement expérimental. Mêlant corps et paysages à des abstractions sonores et visuelles texturées, les artistes ont su nous plonger dans un univers introspectif et envoûtant, en parfait accord avec le caractère industriel du bâtiment. Brouillant les frontières entre le cinéma, la musique et la performance, Unzip Violence avait d’abord été réalisé pour le festival international de film et d’art Les Percéides en 2015.

Mardi Culturel TD - Unzip Violence - Karl Lemieux Roger Tellier-Craig Alexandre St-Onge. © Romain Guilbault

Mardi Culturel TD – Unzip Violence – Karl Lemieux Roger Tellier-Craig Alexandre St-Onge. © Romain Guilbault.

Cette soirée marque le lancement d’une série d’évènements aux expressions artistiques foisonnantes ainsi que le début d’une nouvelle collaboration avec l’entreprise sommelière Le vin dans les voiles, qui assurera une sélection de vin originale pour chaque itération.

Nouvelle programmation d’hiver des Mardis Culturels TD

Nouvelle programmation d’hiver des Mardis Culturels TD

 

Arsenal art contemporain Montréal est fier de présenté sa nouvelle programmation d’hiver des Mardis Culturels TD !

Moments éphémères et hybrides, les Mardis Culturels TD forcent les rencontres, conviant les artistes invités à créer au coeur de la collection ; là où les publics se mélangent et où les arts se rencontrent !

La programmation met de l’avant plusieurs créateurs actifs de la scène locale, entre autres : Karl Lemieux ; Andrea Peña ; La Tresse ; Ghost Love ; TOMÉ PARK ; Flamant et le Collectif MACHÈRE ; Possibles Éditions.

En formule 6 à 9, les soirées requièrent l’achat de billets de 10 $ et offrent une consommation gratuite. Les évènements en collaboration avec Danse Danse sont gratuits.

Soirée d’ouverture
Programmation
Communiqué de presse

 

Dancing Museums – Quand la médiation culturelle devient corporelle

Par Emma Simon

La danse est, depuis toujours, un art qui appelle à la collaboration. Nombreux sont les plasticiens et musiciens qui ont travaillé avec des chorégraphes. De Léon Bakst à Marcel Duchamp, en passant par Rauschenberg ou encore Jasper Johns, les artistes ont depuis toujours vu leurs oeuvres quitter les musées et galeries pour s’installer sur la scène d’un théâtre. Ce n’est pourtant que beaucoup plus tard que la danse s’est invitée au sein des musées, s’adaptant à un environnement et un public différents de ceux qui lui sont généralement imposés.

Cette pratique, rendue populaire par Merce Cunningham et Trisha Brown à New York, se fait de plus en plus répandue. Arsenal Montréal a ainsi accueilli de nombreux chorégraphes au cours de ces dernières années pour des résidences de deux semaines desquelles découlaient des performances ouvertes au public. C’est une réflexion sur la nature de cette rencontre qui donne naissance au projet Dancing Museums, mis en place depuis bientôt deux ans. Initié par cinq organisations pour la danse contemporaine, il propose une résidence à huit jeunes artistes dans huit des musées les plus réputés d’Europe, tels que la National Gallery, le Museum Boijmans Van Beuningen ou encore le Louvre. Danseurs, chorégraphes et vidéastes se sont ainsi trouvés plongés pendant deux ans dans la vie des musées et des artistes visuels. Une union des arts pour inviter le public regarder différemment.

C’est avant tout une immersion totale dans l’univers des musées qui a été proposée aux différents artistes participants. Visites guidées de chaque espace, rencontre avec les artistes au sein de leurs ateliers, discussions autour de leurs processus de création… Plus qu’une simple expérience de concomitance, c’est une intime rencontre entre les arts visuels et chorégraphiques qui est visée ici ; accompagnée d’une vraie recherche sur l’univers muséal. Exploration de l’architecture, réflexion sur notre façon de regarder une oeuvre, étude du comportement des visiteurs trouvent leur place tout autant que l’interprétation pure d’une oeuvre picturale dans un corps vivant et mouvant. Les danseurs deviennent alors des oeuvres eux-mêmes, tout autant que des guides de ces musées, enseignant aux visiteurs une nouvelle façon de voir les oeuvres

Une expérience singulière parfaitement retranscrite ici en vidéo, sans oublier le Tumblr de Dancing Museums qui relate les questionnements qui ont guidé et alimenté les danseurs dans leur recherche ainsi que les différents points de vue des directeurs des musées, des conservateurs et des membres des organisations pour la danse impliquées dans le projet.