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ART & POUVOIR — Lire la collection à travers l’engagement citoyen

[NOUVEL ACCROCHAGE] ART & POUVOIR — Lire la collection à travers l’engagement citoyen

FAIG AHMED, DANIEL ARSHAM, NICOLAS BAIER, ADAM BASANTA, CYNTHIA DAIGNAULT, JOHN DE ANDREA, ALEKSANDRA DOMANOVIĆ, PIERRE DORION, OMER FAST, RODNEY GRAHAM, ANISH KAPOOR, OLIVER LARIC, DALE LEWIS, LIGHT SOCIETY, UGO RONDINONE, MARC SÉGUIN, SKAWENNATI, AMALIA ULMAN, ERIC YAHNKER, XU ZHEN.

octobre – décembre 2018

MONTRÉAL : Cet automne, Arsenal art contemporain Montréal questionne le pouvoir à travers son nouvel accrochage. La sélection d’œuvres, parfois très récentes, présente un monde décadent dont les limites – violences quotidiennes, actes terroristes, conflits armés, migrations, etc. – sont de plus en plus visibles. Les pratiques d’artistes, très souvent critiques face à l’actualité, permettent d’examiner les relations de pouvoirs, de décortiquer les rapports humains et de promouvoir de nouvelles perspectives sur ce qui nous entoure. Cet accrochage se veut une invitation à explorer ces perspectives et à expérimenter certaines postures vis-à-vis des questionnements et des sujets qui forment le monde actuel.

Au total, deux grandes salles ainsi que trois espaces multimédias sont consacrés à l’exposition d’œuvres puissantes par leurs concepts, leurs messages et leurs caractéristiques formelles. C’est en explorant les aspects historique, politique, sociologique et culturel de notre société que les artistes soulèvent des enjeux qui suscitent une réflexion à la fois collective et personnelle chez le visiteur. Cette sélection d’oeuvres d’artistes locaux, nationaux et internationaux encourage ainsi la prise de conscience et nous rappelle les nombreuses influences et formes d’autorité qui dirigent notre regard.

Oeuvre : Amalia Ulman, Privilege 3/3/2016, 2016 (Courtoisie de l’artiste et de la galerie Arcadia Missa) 

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Automne 2018 : Mardis Culturels TD x Danse Danse

Automne 2018 : Mardis Culturels TD x Danse Danse

Montréal, le 19 septembre 2018

 

MONTRÉAL : Arsenal art contemporain, en collaboration avec Danse Danse et le Groupe Banque TD, annonce le retour des Mardis Culturels TD pour l’automne 2018, avec un Focus : Danse & recherche-création. Composée de trois résidences chacune accompagnée d’un Mardi Culturel TD, cette saison spéciale vise à offrir un regard privilégié sur le processus de création en danse.

Depuis 2015, Arsenal art contemporain vous fait découvrir les talents d’ici en s’associant à différents organismes artistiques et culturels. Cet automne, nous sommes ravis de réitérer notre partenariat avec Danse Danse pour vous offrir une expérience éclectique et éloquente de l’art chorégraphique. Le programme sera ponctué des résidences artistiques de Tentacle Tribe, La Otra Orilla + créateur-ice surprise dans le cadre de OFF-CINARS et de Kim-Sanh Châu, qui investiront tour à tour nos espaces pour y poursuivre et y présenter leurs explorations. Le corps, en quête perpétuelle de compréhension spatiale, se définirait-il par son dynamisme ou par son contour statique? Le rapport d’un corps – d’un être – à son environnement doit être inlassablement remis en question, et c’est ce que feront les artistes de Danse Danse cet automne dans les espaces d’Arsenal art contemporain.

Fondé en 1998, Danse Danse participe au développement et au rayonnement de la danse contemporaine des créateurs d’ici et d’ailleurs. En cette 21e saison, le diffuseur fait de nos mémoires collectives la trame narrative de ses performances et porte un regard progressiste sur les enjeux politiques et identitaires qui forgent notre humanité et nos quêtes de sens. En favorisant les synergies entre les disciplines, la création proposée par Danse Danse conjugue les arts visuels, le théâtre et la musique à la physicalité afin de présenter des créations uniques et diversifiées. En s’imprégnant du lieu unique qu’est Arsenal art contemporain Montréal, les danseurs créeront en nos espaces un échange transdisciplinaire avec le public.

PROGRAMMATION

SEPTEMBRE – OCTOBRE
TENTACLE TRIBE
Vous pourrez assister à l’exploration originale de Tentacle Tribe, un duo montréalais créant des oeuvres de hip-hop conceptuel, du 24 septembre au 5 octobre durant nos heures d’ouverture. L’événement Mardi Culturel TD Tentacle Tribe aura lieu le 2 octobre.

NOVEMBRE
LA OTRA ORILLA + VAN GRIMDE CORPS SECRETS
Dans le cadre de OFF-CINARS, La Otra Orilla + Van Grimde Corps Secrets investiront nos espaces entre le 13 et le 17 novembre, avec une présentation le mardi 13 novembre en soirée et la possibilité d’assister à l’évolution des créations durant les heures d’ouvertures d’Arsenal art contemporain.

DÉCEMBRE
KIM SANH CHÂU
Enfin, du 5 au 18 décembre, ce sera au tour de la chorégraphe Kim-Sanh Châu d’occuper les lieux. Cette dernière vous proposera une présentation de ses recherches en cours lors du Mardi Culturel TD du 11 décembre.

En formule 6 à 9, les Mardis Culturels TD seront accessibles au coût de 10 $, incluant une consommation gratuite. Détails à venir.

Arsenal art contemporain Montréal remercie ses partenaires le Groupe Banque TD et Danse Danse.

Empreinte du temps : Patrick Coutu au Magasin Général

EMPREINTE DU TEMPS : PATRICK COUTU AU MAGASIN GÉNÉRAL


de Anna Kovler

À l’embouchure du fleuve Saint-Laurent, près de la petite communauté de Sainte-Madeleine-de-la-Rivière-Madeleine en Gaspésie, Patrick Coutu travaille sur une série d’empreintes moulées à même les montagnes. La tâche est loin d’être facile, tandis qu’il doit garder l’équilibre sur les falaises abruptes entourant une cascade pour faire adhérer le matériau de moulage – pulpe de papier – à la roche.

Son choix de matériau évoque le passé industriel de la région, autrefois actrice d’un réseau florissant, qui comprenaient d’innombrables usines de pâtes et papiers, d’usines textiles et de fonderies métallurgiques – dont des fonderies d’aluminium – implantées le long du Saint-Laurent. Si la Great Eastern Paper Company a disparu depuis longtemps, les montagnes appalachiennes existent encore, installations pérennes évoluant au rythme lent de la nature et contraire aux cycles constants de l’industrie.

Coutu moule ces parois rocheuses où les failles, lignes naturelles qui semblent couler comme autant de veines à travers les formations de l’imposant relief montagneux, témoignent à la fois des décalages soudains et de l’érosion perpétuelle qui modifient la surface de la terre. Tels une cicatrice qui marque incontestablement une période de changement, les points de fracture révèlent la structure intérieure de la roche. La série de moulages connecte alors les montagnes aux arbres qui les entourent, et rapproche ainsi les changements géologiques des changements industriels.

En effet, les changements dans les formations terrestres reflètent les changements au sein des villes et des industries, mais selon une toute autre échelle temporelle. Entre 1866, date d’implantation de la première usine de pâte de bois du Québec, et l’année 2000 qui marque le déclin de l’industrie du papier, seules 134 années se sont écoulées. Or, les Appalaches se sont formées il y a près de 480 millions d’années.

Le bâtiment dans lequel la série de moulages de Coutu sont exposées appelle à un autre changement paysager. Son projet prend naissance au Magasin Général, studio de création proposant un programme international de résidence et un espace d’exposition situé au coeur d’un immeuble du XIXe siècle, dont il tire précisément son nom.

Avec la disparition de l’usine à papier et la fin de l’époque d’essor industriel, de nouveaux types d’économies ont vu le jour. Ainsi, le commerce obsolète qu’était devenu le magasin général s’est vu transformé en lieu de résidence internationale. Préserver le nom d’origine du bâtiment, revient un peu à chercher des lignes des failles dans la montagne ; nous sommes portés à connaître l’histoire d’une ville et d’un territoire, à arborer fièrement nos cicatrices.

La nouvelle série de Patrick Coutu et l’exposition Natura Loci ont été réalisés dans le cadre de la résidence au Magasin Général, studio international en création multidisciplinaire, à Sainte-Madeleine-de-la-Rivière-Madeleine, Québec. L’exposition est ouverte aux visiteurs jusqu’au 12 août 2018.

Les prochaines expositions de Coutu prendront place à la galerie Choi & Lager à Cologne (Allemagne) en décembre 2019 et au Musée d’art de Joliette à l’automne 2019.

Patrick Coutu, Flux III, Fosse, 2018. Émail et acrylique sur papier.

Patrick Coutu, Flux I, Grand Sault, 2018. Émail et acrylique sur papier.

Patrick Coutu adhère de la pulpe de papier sur la montagne – Sainte-Madeleine-de-la-Rivière-Madeleine en Gaspésie, 2018.

Patrick Coutu adhère de la pulpe de papier sur la montagne – Sainte-Madeleine-de-la-Rivière-Madeleine en Gaspésie, 2018.

Magasin Général – Studio international en création multidisciplinaire à Sainte-Madeleine-de-la-Rivière-Madeleine, Québec.

Image d’archive d’une salle de machines du Canada Paper Pulp Company en 1894.

Jouer à la fin du monde: Ed Fornieles à la Galerie Wedding, Berlin

Leonard-Cohen-Force-Of-Nature-Jon-Rafman

JOUER À LA FIN DU MONDE : ED FORNIELES À LA GALERIE Wedding, Berlin


de Anna Kovler

Ed Fornieles s’intéresse à la manière dont les gens créent et incarnent des identités. À quel point sommes-nous susceptibles de nous approprier des identités prédéfinies et prêts-à porter ? À quel point sommes-nous vulnérables aux fantasmes et aux histoires qui se morphent à nos existences ? Ces questions surgissent continuellement dans le travail multidimensionnel de Ed Fornieles. Au cours de la dernière décennie, l’artiste a organisé des  frat parties, fabriqué des adorables personnages de dessin animé et créé un sitcom sur Facebook retraçant des études de cas se penchant sur les mécaniques de la formation identitaire. Son corpus récent intitulé SIM Vol. 1 comprend une série de simulations étalée sur une période de plus de cinq mois avec un groupe de quatre jeunes.

Après une première écoute de Test Studies (2017), un film dans lequel les participant-es reviennent sur cette expérience, on pourrait croire que le groupe avait expérimenté une simulation en réalité virtuelle. Pourtant, les jeunes avaient simplement pris part à une conversation et à un jeu de rôles, assis autour d’une table alors que Fornieles jouait au réalisateur. À partir de pistes simples lancées par Fornieles, les participant-es venaient construire et activer les scénarios imaginés. Des prémisses apocalyptiques et post-apocalyptiques étaient choisies comme points de départ, puisqu’elles sauraient inévitablement donner lieu à des occasions de revoir le monde et de pousser les participant-es à leurs limites éthiques en cas extrêmes.

« Avec l’invasion des extraterrestres », explique Fornieles. « J’ai commencé la session avec une proposition simple :  » il y a quelques mois, un objet étrange a été repéré dans le ciel  » », suite à quoi Fornieles a demandé aux participant-es d’élaborer. Tout le reste du scénario est venu de leur part. Les témoignages de ces jeunes révèlent à quel point ce monde imaginaire aura pris une dimension réelle.

« Le moment de la tuer – je voulais garder ça le moins sale que possible », se rappelle une participante, alors qu’elle décrit son meurtre d’une petite fille dans le but d’assurer la sécurité du groupe. « C’était étrange, parce qu’elle se trouvait dans une situation tellement innocente; elle était en train de jouer… J’ai ressenti un soulagement; elle apparaissait comme une source de danger. » Une autre participante décrit la mort de son père provoquée par une épidémie de grippe, suivie de sa propre mort.

Dans la galerie, un manuel accompagne le film avec des instructions détaillées qui expliquent comment reproduire de telles simulations à la maison. Fornieles poursuit : « Même si les prémisses sont vouées à des situations de violence extrême, la simulation de scénarios peut aider les gens à prendre un recul sur les paramètres de leur propre éthique et de leur propre morale, et peut-être faire les choses différemment après réflexion. »

Test Studies (le film) et SIM Vol. 1 (le manuel) de Ed Fornieles sont exposés jusqu’au 15 juillet 2018 à la Galerie Wedding (Berlin, Allemagne), dans le cadre de l’exposition de groupe « I Am Large, I Contain Multitudes. » Les expositions à venir comptent deux performances immersives à grande échelle :  Absolute Community au Martin Gropius-Bau (Berlin, Allemagne) du 13 au 15 juillet 2018, ainsi que The Group au Athens Biennale (Grèce), le 24 octobre 2018.

Ed Fornieles, Test Studies, 2017, vidéo HD en boucle (18:17 minutes). (Présenté sur un écran partagé avec entrevues de participant-es (gauche) et images générées par ordinateur (droite)). Documentation de l’exposition par Trevor Lloyd. Gracieuseté de Galerie Wedding.

Ed Fornieles, Test Studies, 2017, vidéo HD en boucle (18:17 minutes). Documentation de l’exposition par Trevor Lloyd. Gracieuseté de Galerie Wedding.

Ed Fornieles, Test Studies, 2017, vidéo HD en boucle (18:17 minutes) et Sim. Vol.1: Existential Risk, 2017, livre A4 30 x 21 cm. Ed Fornieles, Test Studies, 2017, vidéo HD en boucle (18:17 minutes). Documentation de l’exposition par Trevor Lloyd. Gracieuseté de Galerie Wedding.

Nouvelle exposition dans nos espaces : Gilles Carle – Partage et Héritage

Nouvelle exposition dans nos espaces : Gilles Carle – Partage et Héritage

C’est avec plaisir qu’Arsenal art contemporain Montréal accueillera du 31 mars au 13 avril Partage et Héritage, une exposition réunissant l’intégralité du corpus plastique de Gilles Carle. À travers cet accrochage, Chloé Sainte-Marie, muse et compagne du cinéaste, souhaite offrir au public une opportunité unique de plonger dans l’univers de Carle. Véritables témoins de sa vie, les 400 œuvres qui seront réunies dans l’exposition permettront de rendre un nouvel hommage à l’artiste.

Alors que Gilles Carle est principalement connu pour sa contribution majeure au cinéma québécois – avec plus de 35 courts et longs métrages dont Les Plouffes et La vie heureuse de Léopold Z –, l’exposition Partage et Héritage se penchera sur un autre pan de sa production. Réunissant l’ensemble des œuvres picturales conçues par l’artiste entre 1972 et 2006, l’exposition mettra en lumière cette puissante nécessité de créer qui a habité l’artiste jusqu’à ses derniers jours.

Gilles Carle, Sans titre, feutre lavis 17'' x 14''. Partage et Héritage, Arsenal art contemporain Montréal, 2018. ©Chloé Sainte-Marie

Gilles Carle, Sans titre, feutre lavis 17 » x 14 ». Partage et Héritage, Arsenal art contemporain Montréal, 2018. ©Chloé Sainte-Marie

Une pratique pluridisciplinaire

Aussi bien inspirés de la caricature, de la bande dessinée, des dessins érotiques et satiriques que de mouvements emblématiques de l’histoire de l’art, les dessins et les acryliques de Gilles Carle s’articulent et se complètent entre eux, tel un réel journal visuel du regard de l’artiste. Si parfois les images dépeintes par Carle sont humoristiques ou naïves, elles demeurent toujours sensibles et empreintes d’intuitions.

L’exposition vise à partager l’héritage laissé par cet homme dans la société québécoise, et ce, autant du point de vue artistique que symbolique. Faisant écho à la pluridisciplinarité de l’artiste, nos espaces se feront également le théâtre de différentes projections, afin de refléter la trace indélébile que nous a laissée le cinéaste.

L’ouverture officielle de l’exposition aura lieu le 31 mars prochain.
Rejoignez-nous entre 13 h et 17 h afin de découvrir les oeuvres en présence de Chloé Sainte-Marie.

Collaboration avec la 10e édition du Festival Art Souterrain

Collaboration avec la 10e édition du Festival Art Souterrain

Arsenal art contemporain Montréal est fier d’annoncer une collaboration surprise avec le Festival Art Souterrain. Dans le cadre de la 10e édition du festival, nous accueillerons l’exposition Labor Improbus du 3 mars au 7 avril 2018, en plus de présenter un Mardi Culturel TD collaboratif.

Pensée à partir de l’expression latine « Labor omnia vincit improbus », qui signifie « Un travail acharné vient à bout de tout », l’édition de cette année rassemble les pratiques d’artistes canadiens et internationaux, s’articulant autour de réflexions touchant le thème du travail. Les espaces d’expositions abriteront ainsi les oeuvres de Naomi Dodds, Nelson Henricks et Stanley Février.

Nelson Henricks explore la notion de travail et de divertissement, mais également le rapport que nous entretenons au temps avec son oeuvre Happy Hours ; Naomi Dodds entre en dialogue avec l’architecture de l’Arsenal et la question de l’industrialisation et du progrès avec son oeuvre Bridge ; Stanley Février présente quant à lui Strange Fruit, une pièce spécialement créée pour le festival, et au travers de laquelle les visiteurs sont invités à déambuler. 

Dans le cadre du Mardi Culturel TD du 13 mars prochain, l’artiste Stanley Février invitera les visiteurs à activer son installation performative. Véritable allégorie des pressions sociales exercées par le système, l’oeuvre engendre un espace participatif, dans lequel le visiteur est invité à cueillir et à transformer du coton.

Explorant les liens étroits qui existent entre le travail et l’esclavage, Février tente de créer des rencontres, des réflexions et des confrontations autour de son installation, en conviant le public à intervenir en tant qu’acteur de la construction de sa propre histoire.

L’exposition organisée par le Festival Art Souterrain est présentée jusqu’au 7 avril au coeur de nos espaces. Consultez nos heures d’ouverture.

Nouvelles oeuvres dans la collection : Lea Cetera

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Nouvelles oeuvres dans la collection : Lea Cetera

Récemment acquises dans la collection permanente de Arsenal art contemporain Montréal, trois oeuvres de l’artiste américaine Lea Cetera sont désormais présentées à l’entrée de nos espaces.  Les oeuvres Brown Table (2015), The Handsome Serial Killer (2015) et Untitled, Tan Railing (2017) sont exposées de manière à créer une certaine incertitude dans l’esprit des visiteurs.  Elles se composent comme des sculptures minimales unissant grilles métalliques, écran vidéo et verres à café en porcelaine.

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Lea Cetera, Untitled,Tan Railing, 2017. © Southard Reid.

À travers ses installations temporelles, l’artiste investigue la relation entre l’objet et le corps, le privé et le public ainsi que le réel et le virtuel. Sa pratique s’inspire de médiums populaires tels que le théâtre, le cinéma et les marionnettes, qui mettent en évidence le potentiel narratif des objets. En mêlant des éléments vidéo et parfois des actions performatives à sa production sculpturale, l’artiste remet en question le caractère construit de l’identité ainsi que l’aliénation du corps face à l’omniprésence de la technologie.

 

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Lea Cetera, Untitled,Tan Railing, 2017. © Southard Reid.

Son oeuvre recèle aussi un commentaire politique et féministe assez clair. Lorsqu’on s’approche suffisamment de l’installation Untitled, Tan Railing par exemple, on peut y lire la phrase suivante sur une feuille de métal présentée telle une plaque commémorative :

« I have this one art idea, where I only concern myself with female artists and writers, learn and read about their work, so much to the point where when someone references a male artist, I am confused and apologize for not knowing who they are talking about. »

Cette phrase assez satirique permet d’ouvrir la réflexion sur le positionnement des femmes dans le champ de l’art et dans la société en général. L’artiste remet en question ainsi une culture ayant légitimé l’effacement des femmes et leurs subjectivités d’une grande partie de l’histoire humaine. 

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Lea Cetera vit et travaille à New York.  Elle possède une maîtrise en arts visuels de l’Université de Colombia ainsi qu’un baccalauréat de la Cooper Union School of Art. L’artiste est représentée par la galerie Southard Reid à Londres et son travail a été présenté aux États-Unis et internationalement dans des institutions telles que Art in General, The Jewish Museum et Disjecta Contemporary Art Center.

Les oeuvres de Lea Cetera sont présentement exposées. Consultez les heures d’ouverture.

En conversation avec La Tresse

Mardi Culturel TD x Danse Danse - La Tresse - L'Encre Noire.

En conversation avec La Tresse

Dans le cadre d’une collaboration avec Danse Danse, le collectif de danse contemporaine LA TRESSE profite de trois semaines de résidence de création au coeur de Arsenal art contemporain Montréal. C’est entre les oeuvres de l’exposition Anthologie qu’elles esquissent les premiers pas de leur nouvelle pièce, L’Encre Noire.

Geneviève Boulet, Erin O’Loughlin et Laura Toma nous parlent de leurs inspirations et de leur expérience parmi nous, à travers ce court vidéo.

Assistez au Mardi Culturel TD x Danse Danse — LA TRESSE, le 23 janvier prochain.